Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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lundi 31 décembre 2012

Séjour à l'intérieur.

26 Décembre, 
Lambaréné, jour 1
Départ 8 heures de Libreville, jusqu'au PK12 s'ensuit une série d'échoppes, de gares routières, de stations de taxis, de marchands ambulants, bref, le bordel.
Ensuite une série de travaux et de route défoncée  garnis de nids d'autruches, que dis-je, de gouffres à brontosaures pendant une centaine de kilomètres, juste de quoi se dire que l'on va y mettre la journée. Et après, un billard à peine croyable sur les cent et quelques derniers kilomètres.
Bref, après 4 heures de route et avoir traversé la ligne de l'équateur nous voila à Lambaréné et par la même occasion dans l'hémisphère sud !
On cherche  la fondation de l’hôpital Schweitzer et soit nous nous bonifions, soit nous nous habituons mais on le trouve, sans trop de galères.
Repas sur une terrasse surplombant l'Ogooué, sanglier, capitaine à l'odika, puis visite de la partie historique de l’hôpital, la tombe d'Albert, sa chambre, son lit, son bureau, ses lettres reçues d'illustres contemporains (l'Abbé Pierre, Albert Einstein, le Prince de Monac.....), ses chaussures (Pointure 45 !), son piano, toute son intimité étalée devant nous, presque indécent.
Fin d'après midi chez les sœurs de la confrérie de je ne sais plus quel ordre, ah oui, l'immaculée conception (la bonne blague !) le site est remarquable, l'architecture des bâtiments de briques roses, le sol en tomettes, vue imprenable sur le fleuve. Il faudra revenir, le lieu sent bon l'humanisme (ce qui n'est pas incompatible) tout de simplicité et de gentillesse.
Retour chez Albert, où le site n'est pas en reste, en face, sur l'autre rive.
Repas dans la salle commune, avec le corps médical au quotidien atypique.
Repos.
Embarcations amarrés sur l'Ogooué



Lambaréné, jour 2
Lever 6h30, réveillé par la forêt de cette case ouverte sur l'Ogooué ou seule une moustiquaire (question de survie) nous sépare de la nature.
7h30 petit dej en salle commune.
Programme : 9h00 départ pour une visite en pirogue du fleuve et d'un lac proche de la ville.
réalité : 10h00......L'école de la patience, effectivement ce n'est pas grave, personne ne s'énerve, c'est comme ça !
Existe t-il des statistiques sur le stress au travail ici ?
Bref, accompagné de notre guide "Yaya" nous voila parti dans les méandres du fleuve, slalomant entre les papyrus et autres espèces de plantes aquatiques. S’engouffrant dans les bras d'eau ou la forêt n'autorise qu'une seule pirogue à la fois et débouchant sur un lac majestueux constellé d'ilots plus ou moins importants. 
2 heures hors du temps, à faire rêver même un citadin convaincu.....même un Parisien. Alors moi.......bon client que je suis de tout ceci....j'en rêve encore....et encore longtemps.
Terrasse sur l'Ogooué


Lambaréné, jour 3
Départ pour l'aventure, nous prolongeons d'une nuit afin de pouvoir visiter une mission perdue dans la forêt, j'ai du convaincre ma douce, non sans mal de s'enfoncer un peu plus, de rencontrer, découvrir, de se remplir.
1h30 de route plein sud puis nous quittons la nationale 1 pour une piste de latérite en relativement bon état, 30 minutes plus loin, le village de Sindara, on cherche notre chemin pour la mission abandonnée et on le trouve, nous sommes vraiment en forme !
La piste s'étroitise, la végétation se fait de plus en plus présente, puis au bout de quelque distance, un vieux portail métallique, forcément rouillé, ouvert sur une allée, meilleurs que nous sommes nous essayons, bingo, la mission.
2 groupements tout en briques roses avec arcades autour d'une clairière faisant office de place de village, pas si à l'abandon que cela mais pas une âme (humaine).


Le site est désert mais parait (au moins) partiellement habité. Pause repas, visite de la chapelle notre dame de l'équateur, il fait très chaud, le temps d'un croquis et nous repartons.
Nous croisons alors une femme revenant des champs avec son enfant, on s'arrête demander quelques renseignements et elle nous envoie un peu plus loin, en continuant la piste vers le dernier village en bord de rivière.
Demi tour, je sens ma moitié s'acharner sur les poignées au fur et à mesure que l'on avance et que la piste rétrécit, quelque kilomètres et voila Douani, personne et fin de la route. C'est alors qu'un jeune homme vient à notre rencontre et nous accompagne vers la rivière par un chemin ou, comme la veille, la végétation n'autorise qu'un seul véhicule. Madame termine d'arracher la poignée sur les derniers mètres (en côte et chaotique).
L’hôpital Schweitzer
Cul de sac, nous terminons à pied, c'est le lieux d’amarrage de leur pirogue pour la pêche, une des principales activités avec la chasse et les champs. Un rapide, la chute Tsamba, surplombe les lieux, magnifique, nous ne sommes pas en saison sèche et les eaux sont puissantes, pas d'animaux.
Retour au village, ma passagère se détend, nous cherchons comment remercier Sylvain, notre guide, et le chef du village se présente et vient vers nous -nous aurions du commencer par là- le protocole....ici aussi....Nous échangeons, moment officiel, plutôt sympathique. Il nous parle d'un planteur d'ananas, nous irons donc lui en prendre.
Fin du protocole, on repart avec Sylvain dans la forêt, vers la plantation, dix minutes de marche, du vert partout, la végétation intense et il fait toujours très chaud. 
Une clairière, le champ.
Le planteur, un homme mur, un sage, avec ses enfants est assis à l'ombre d'un majestueux manguier, à écouter pousser ses plants, il nous accueille chaleureusement. Peu de blancs dans les environs et une saine curiosité, qui êtes vous ? Que faites vous ?..... Une belle rencontre.
Nous repartons avec 3 ananas, offerts (!) pour nous remercier d'être venus jusqu'à lui. Gênés, on laisse un petit quelque chose aux enfants, je ne sais pas si c'était une bonne chose....
Retour Lambaréné, repas centre ville, trop gros contraste, fatigue, Schweitzer.

Jour 4.

Retour sur la capitale, quelques arrêts prévus, notamment sur la ligne de l'équateur et d'autres imprévus, on quitte la N1 pour trouver un coin repas tranquille (une aire de repos quoi !)-piste de latérite- quelques ponts de planches plutôt précaires- ma compagne regrette d'avoir achevé les poignées et s'attaque aux garnitures du siège-
Arrêt à l'ombre, au milieu d'une plantation d’hévéa, un homme sort du bois, le récolteur (?) et nous explique son job, seul dans plusieurs hectares à entailler l'écorce.

Chroniques de l'équateur.
Libreville le 31/12/12.



Bonne année 2013 à tous








dimanche 23 décembre 2012

Le monde bouge

Les temps changent et pas que le climat et pourtant les filles se mettent toujours en jupe pour les mêmes raisons et ce n'est pas, non plus, qu'une histoire climatique.
Les hommes ont encore soif de pouvoir et de puissance, pour essentiellement profiter des jambes des filles, ici aussi !

 .......Le monde est bien fait ......

Il est des périodes plus ou moins élégantes pour faire tourner la terre, mais il s'agit toujours de quelques grands hommes, souvent les mêmes, assis autour d'une bonne table pour y déblatérer de sujets très sérieux, habillés de costumes sombres et sortant de véhicules guère plus joyeux.
Quelquefois, et quelques uns seulement, empreints de culture, de poésie, d'art et d'utopies (mais pas tout à la fois, faut rien exagérer ils portent eux aussi des costumes sombres !), s'y égarent alors l'espoir revient. Mais les hommes conformes veillent et ne sont jamais bien loin, remettent le cadre, fermant quelques portes, bien trop affairés sur leurs dossiers très sérieux pour se permettre un peu de recul  et envisager réellement participer à la conduite de l'espèce.
Alors les continents dérivent, la température grimpe et les filles montrent leurs jambes.
CQFD 
Bref, le monde bouge !


Le phare de cap Esterias à marée haute

La forêt dense danse sous les alizés, et inversement !


mercredi 12 décembre 2012

C'est fatiguant une ville la nuit.

Libreville, 19 heures, la nuit vient de tomber.
Dans les quartiers les échoppes s'installent, à même le sol, et les échoppiers haranguent le passant.
Les trottoirs sont envahis, les piétons rejetés sur la voie, avec les véhicules et Oh miracle, la cohabitation fonctionne (ou du moins à l'air de).
La règle : Le plus bruyant devant vendre davantage, je suppose au vu du capharnaüm qui monte crescendo, à demi couvert par les bruits des moteurs et des klaxons.
Ça grouille, il fait très chaud, on se bouscule, on se serre, on se frôle, peu de temps pour croiser un regard.
Des chaussures et des sacs "Vuitons" côtoient des mangues et des poissons, frais (ou fris), les mamans (terme désignant une dame plus qu'en age d'en être une) s'engueulent allègrement pour quelques centimètres de devanture qui empiète sur sa voisine.
Certains s'autorisent à héler le "white", forcément provoquant et pas toujours raciste, juste surpris d'en voir un sorti de son ghetto. C'est pas vraiment agréable quand même d'en être réduit à une histoire de pigmentation dont je n'en suis en rien responsable.

La nuit dans les quartiers populaires, une autre ville, une autre vie, un autre monde apparait. 

Tout est sûrement beaucoup plus calme dans les quartiers des grands hommes.
La ville à plusieurs facettes, les quartiers qui ne dorment jamais. 


Marché de nuit dans un quartier populaire.

Terrasse sur l'estuaire dans un quartier des grands hommes.





samedi 8 décembre 2012

Noël sur l'équateur

La température grimpe encore, les pluies se sont calmées, on entame gentiment la petite saison sèche.
Les ordures s'entassent toujours dans et hors les containers, le centre ville bénéficie encore, aux heures de pointes, mais pas que, de majestueux bouchons, on pourrait même évoquer l'occlusion automobile.
L'estuaire brasse autant de bouteilles vides, de sacs en plastiques, pneus en tous genres et autres décorations de plage citadine du genre congélateur !
Aucun signe apparent de changement notoire..... Et pourtant, derrière cette paisible façade de capitale Africaine fonctionnant à l'occidentale, se trame une énorme affaire de santé publique. La ville est envahie d'une espèce végétale exotique, partout, à chaque coin de rue, chaque boutique...Nous avons cru un instant la flore locale menacée, les espèces endémiques en danger.
Heureusement il n'en est rien, les services vétérinaires veillent et ont tout prévu, l'espèce invasive n'est qu'une imitation, une pâle copie en pétrole, plastique de l'originale.
Le sapin de noël est arrivé, parfois recouvert de neige, toujours arrivant de Chine.
Nous avons eu très peur d'en manquer, les enfants réclamaient, en larmes, nous avions même envisagé aller le chercher nous même, trouver une solution d'urgence, organiser un sitting, un coup d'état ..... 
La panique l'a presque emporté un instant.

Mais tout va bien, tout a été prévu, anticipé, organisé, planifié, nos proches peuvent être rassurés et dormir tranquille.

Libreville, Gabon, Chronique sous l'équateur, ou presque.


Décorations de noël.

Espèce saisonnière, spécial fêtes.




mercredi 28 novembre 2012

Tranche de vie

Terrasse du Machinmachin , un hôtel, bar, restaurant sur plage. 
Les enfants se baignent, je jette un œil inquiet de temps à autre absorbé que je suis par ma lecture et la douce mélodie, une fois n'est pas coutume, que distille les hauts parleurs derrière moi.
Quelque clients, blancs pour la plupart, rentrent de promenade avec à leur bras de jeunes beautés noires, qui, évitant de croiser les regards, rejoignent leur chambre, surement tombés sous le charme de leur calvitie-bedonisante naissante, épidémie affectant un grand nombre de bipèdes autour de quarantaine.
La touche glauque de la carte postale.
Quelque chiens, peu belliqueux, la peau sur les os et bien velus (eux), se prélassent à l'ombre des cocotiers et s'intègrent parfaitement au décors plutôt paisible.
La touche nonchalante du tableau.
11h00, la chaleur commence à imposer son couvercle et les places à l'ombre n'en sont que plus prisés, les chiens ne ce sont pas trompés.
Survient alors un jeune couple affublé d'un nouveau né, l'air marin n'est alors plus suffisant pour rafraichir les places au soleil, et le couple, en toute logique, se déplace pour profiter de l'ombre offerte par les seuls arbres du site.
Le patron du lieu, voulant sans doute préserver la tranquillité de ses clients, pas les velus, les autres, les prie alors gentiment de déguerpir sous l’œil pacifique des chiens incrédules et peu habitués à ce genre de traitements.

Je n'irais plus jamais au Machinmachin.
(sauf si je me lève chien).


mardi 13 novembre 2012

Art urbain

Chaque jour, la voie rapide, une espèce de rocade locale, se pâme d'une décoration d'un genre particulier, une nouvelle épave automobile.
Arrivée sur place par ses propres moyens, elle reste ensuite, due à la vitesse excessive, à son état de délabrement avancé ou au manque d'expérience de son chauffeur, là sur le toit, là dans un pylône ou encore encastrée dans le terre plein central.

L'esthétique de la chose étant discutable, le flot reste insensible à cette forme d'art primitif et spontané. Dans cette ville, ou comme en Amérique du nord, la voiture est reine, au détail près qu'ici rien n'est vraiment conçu en ce sens. Et les pilotes, plus puissants que de vulgaires bipèdes, de se sentir des biceps et des mollets inversement proportionnels à leurs connexions neuronales et à la taille de leur 4x4 (je ne ferais pas ici de psychanalyse à 2 francs, même CFA, en sous entendant un quelconque lien avec une virilité sexuelle, d'autant que des spécialistes peuvent me lire), investissent les voies, en double, triple et quadruple file, les trottoirs, bas cotés et contre sens jusqu'à que le tout soit complètement figé.
 Alors, pour mettre à la scène le bouquet final qu'elle mérite, s'organise un délicieux concerto en klaxon majeur parachevant ainsi le romantique tableau pré-post-pétrolier. Chacun espérant, surement, en agissant de la sorte que, tel Moïse, le flot de véhicule s’ouvrira, pour laisser libre cours à l'expression de leur puissance mécanique.
Dans un pays ou le terme "mon frère" se place facilement dans une discussion, l'esprit de famille tombe en déliquescence une fois assis derrière le volant.

La civilisation à trouvé sa limite.

Grumes au Cap Estérias, Gabon

La forêt et la mer

Habitation en "planches" traditionnelle.



samedi 3 novembre 2012

Libreville et banlieue

 
L'exploration continue, tous les jours de nouveaux codes, lieux, visages et atmosphères, plus mes carnets, jamais arrivé, le truc qui, le truc moins, ça ne s'arrête pas !
La vie quoi, mais en vitesse plus, avec peu de répits.
Le temps en accéléré, comme un bon film qui passe (forcément trop) vite, du mal à quitter son confortable fauteuil, puis à la fin du générique on sort de la salle obscure un peu mélancolique, la tête pleine d'images et de dialogues, se remémorant des passages, on aurait aimé que l'heure et demi dure plus longtemps. Pas envie de parler, rester là, digérer, et la vie nous rattrape, reprendre sa voiture, payer le parking, rentrer à l'appartement, chercher les clés ….que des choses futiles et inutiles.
La vie quoi, mais en vitesse normale, l'autre facette, tout dans le terrien, le cartésien !
Je déteste le quotidien !


Pirogue au repos, à l'ombre des Badamiers, quartier de la Sablière, Lbv, Gabon.



Rond point de la Démocratie, Lbv, Gabon.

dimanche 28 octobre 2012

Nous sommes vraiment en Afrique

Enfin nous sommes sortis de la ville, une invitation inattendue, c'est d'ailleurs souvent de cette façon que les bonnes choses arrivent, rien de formel, juste comme ça.
la journée avait pourtant commencé sous la pluie, puis une maison avec une belle âme à la beauté délabrée, une touche de romantisme colonial, au milieu d'un parc ..... Africain, un genre de jardin Anglais, tropical ou quelques carcasses automobiles disséminées ici et là  finissent leur décomposition sous de majestueux manguiers !
Après le repas, la route, puis la piste (détrempée) qui traverse quelques zones habités et pas mal de forêt, quelques croisements puis arrivée au Cap Estérias.
Une case les pieds dans l'eau, quelques grumes gigantesques décorent la plage, la forêt derrière nous, et c'est tout.
Pas la grande aventure non plus, à peine plus qu'un bout de rocade Toulousaine un dimanche soir, mais après presque 2 mois de ville, la tête dans les démarches et le boulot, on s’aperçoit que nous sommes vraiment en Afrique.
Une belle journée, une belle rencontre.



 Quelques jours plus tard nous prenons la navette, un traversier, qui nous conduit sur l'autre rive de l'estuaire, en face Libreville, à la Pointe Denis en 20 minutes sur le papier mais plus proche des 40 dans les faits. Paysage différents, grandes plages de sable blancs ou les cocotiers se partagent la place avec les Badamiers et quelques cases de planches, et ou nous avons accès à l'océan avec sa puissance et ses eaux turquoises.
Quelques traces de passages de tortues luth venues pondre sur la plage, un peu tôt pour la saison, au dire des autochtones, nous reviendrons pour la grande représentation un peu plus tard.


Libreville et l'estuaire vus de la pointe Denis


vendredi 26 octobre 2012

Humeur d'octobre


19 octobre, il pleut sur Libreville, comme surement dans pas mal d'endroits ailleurs, mais moi j'habite à Libreville !
Peu de temps pour croquer, nous sommes encore en phase de découverte mais la source d'inspiration parait inépuisable dans les scènes urbaines et humaines. 
Pas non plus encore attaqué de portraits, sujet délicat, qui ne devrait pourtant pas l'être, on n'hésite pas à engueuler pour un oui pour un non, mais pour dessiner ...... Il s'agirait donc d'entrer dans l'intime ou d'en dérober un morceau juste avec un crayon, des couleurs et deux personnes qui s'observent ?
Peut être....
Deux semaines devant moi, un peu de travail malgré tout mais surtout quelques projets pour sortir de la capitale et gouter à la forêt ou je n'oublierais surement pas mes carnets et autres boites de couleurs.
Affaire à suivre ...

Base militaire de Libreville




lundi 15 octobre 2012

Croquis urbains

De retour dans la légalité après le passage administrativement obligatoire qui fait de nous un matricule dans une file d'attente, dans une salle d'attente, dans des bâtiments aux décors discutables dignes de designers fonctionnaires soviétiques ! Un lieu ou les chaussures ouvertes ne sont pas autorisés (c'est dire !) et ou le personnel exerçant n'invite pas directement ni à la sympathie, ni à la déconade !
Bref, nous voila en possession de notre carte de séjour, petit objet au design aussi discutable, plastifié, époque oblige, mais qui nous permet de retrouver un "statut" d'être humain respectable puisqu'en règle avec la loi. 
Nous sommes vraiment peu de choses......


Libreville vue de chez Pelisson
Le palais du président

Toujours de la terrasse de chez Pelisson, mon petit moment pour moi !

Une des mosquée de la ville

Des passants, qui passent !



mardi 25 septembre 2012

Libreville

Voila un mois que nous avons atterri à Libreville et sommes encore dans des démarches administratives, qui ici, n'ont rien à envier au modèle Français.
Toujours pas internet, pas de carte de séjour, pas de véhicule....
La ville est grande, un assemblage de quartiers tous très différents, socialement et (donc) sanitairement.
L'accueil y est aussi variable, mais globalement inversement proportionnel au niveau social, mais ce n'est pas qu'ici, valeur mondiale ? Pas la meilleure !
Ici aussi il existe un quotidien (SIC) pour nous amarrer à la terre ferme, transport, bouchons, boulot, sandwich.... peu de temps à soi, un peu de plage le week end pour les totos (et pour parfaire mon bronzage !), 
quelques croquis !
Vivement que cette phase de paperasse se termine !

Une vue sur le flot de taxis rouge et blancs (de Libreville ou violet et blancs pour Owendo) depuis l'institut Français

Port Mole, départ des navettes pour l'autre rive de l'estuaire.


Une des plages de Libreville

jeudi 30 août 2012

Première impressions d'Afrique

Arrivé à Libreville le 27 aout à 16h27, après 7h00 de vol depuis Franckfort, nous sommes placés aux quatre coins de l'appareil, Claire va négocier et on se retrouve tous les quatre occupants une rangée de la business-class, 7h00 aux petits soins, dans un incroyable fauteuil de dentiste cinq étoiles !

Descente sur le Tarmac, 85% d'humidité et une température proche des 30°, bienvenue dans la vraie vie, on commençait à s'habituer un peu au monde des élites...
Ce n'est pas non plus une limousine aux vitres fumées qui nous conduit à l’hôtel mais un bon vieux pick-up Toyota (qui ont l'air de posséder 80% du marché automobile et pratiquement 100% des taxis) qui nous transporte le long du bord de mer jusqu'à notre résidence provisoire, conduite chaloupé, au klaxon pacifique mais quasi-continuel, puis quelques dizaines d'accidents évités plus tard nous voila arrivés, entiers.

Le début de semaine, nous donne une première impression de la ville, ou les distances ne semble pas les mêmes qu'ailleurs, très étalés et inégalement repartis entre les palais bétonnés des administrations et les modestes logements du peuple, entre les avenues saturés et les pistes défoncés qui pénètrent au cœur des quartiers, entre les 4x4 monstrueux aux vitres teintés et les objets roulants n'ayant jamais vu un contrôle technique.
On observe tout autant que nous sommes observés, on apprends les codes, leurs codes, qui sont plus ou moins complexes et qui vont des démarches administratives au simple appel d'un taxi.....
Je parle, je parle, j'en oublierais presque de dessiner !
Un petit de l’hôtel....pour la route

Hôtel Akewa, batterie IV, Libreville, Gabon

samedi 25 août 2012

Fin de l'aventure Aveyronnaise

Dimanche 26 aout 2012, 6h15, Aéroport de Toulouse Blagnac, après un an en Aveyron, l'aventure continue.
Voila donc les derniers croquis réalisés lors des ateliers du jeudi avec l'association Ozarts citoyens et surtout les quelques irréductibles accros du croquis de plein air.
Destination plus au sud......

Bozouls

Bozouls

St Eulalie d'Olt

St Eulalie d'Olt

mercredi 15 août 2012

Aubrac et autres merveilles Aveyronnaises

Quelques croquis du plateau de l'Aubrac, ou il fait bon respirer de l'air frais en cette saison, la nature humaine est ainsi faite et ne se contente pas de ce quelle a, c'est pas toujours simple mais cela "me" permet d'avancer.
Les ciels sont immenses et les paysages ne sont pas me sans rappeler les territoires sauvages de Terre-Neuve et du Labrador, le danger des ours et des mouches noires en moins.
Bref ça ressemble au bonheur.


Burons en montant au signal de Mailhebiau


Encore le Col de Bonnecombe sous la brume matinale.

Cascade à Murêt le Château

mardi 7 août 2012

Images d'aveyron (encore !)

Les ateliers du jeudi ont mutés en sorties urbaines pour ce mois d'aout.
Les vacanciers, nombreux en cette période, mais il faut dire qu'il est plus agréable maintenant qu'en novembre de sillonner la France, ne nous permette plus de réserver un modèle systématiquement.
Nous voila donc en vadrouille, ce coup ci sur Rodez mais nous envisageons quelques délocalisations....
A suivre...
Sujet déja croqué du même endroit mais à une autre saison (voir le post de novembre 2011) 

Passage obligé de l'été, le plateau de l'Aubrac...a faire et à refaire...
Ici le col de Bonnecombe.

Le Puech, pour les connaisseurs, le gite et le couvert y sont remarquables...

lundi 30 juillet 2012

Week end Columerins

De retour de Colomiers....Fatigué....Quand même trouvé le temps de rajouter 2 pages à mon carnet.
Le matin pendant que le gros des troupes récupère, je m'escapade (oui je sais c'est pas bien correct) en douce avec mon sac, mes couleurs et mon carnet pour saisir de belles choses.
En espérant que vous trouviez la saisie à votre goût.

Colomiers, ville en pleine expansion, les grues en pleine action.

Frontière entre Colomiers et Pibrac (je pense sur la commune de Pibrac), un Gite bien accueillant



vendredi 27 juillet 2012

Biennale de St Féréole

 Petit passage en Corrèze pour la biennale d'aquarelle de St Féréole. Belle expo, du beau monde, et surtout un stage de 2 jours avec KEIKO TANABE, une aquarelliste "d'atmosphère" comme elle se décrit et surtout remarquable par sa maitrise, son assurance devant la feuille, et sa gentillesse avec nous. Peu avare lors du stage, elle nous livre facilement quelques un de ses secrets, sur sa technique, sa palette et ses compositions. Même le soleil était de la partie, un joli moment riche d’apprentissage et de partages.


Merci à Philippe Marty pour les photos


Keiko en pleine démonstration, sous le vent et qu'un seul oeil !

Pascale & Christophe à l'oeuvre !


En bonus quelques images d'Aveyron et d'ailleurs, en attendant un ailleurs plus lointain et plus exotique !


Pause réhydratation, pour le reste tout est dit...

Colomiers, quelque part sur le chemin de St Jacques


Rodez, vieille ville.