Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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mercredi 28 novembre 2012

Tranche de vie

Terrasse du Machinmachin , un hôtel, bar, restaurant sur plage. 
Les enfants se baignent, je jette un œil inquiet de temps à autre absorbé que je suis par ma lecture et la douce mélodie, une fois n'est pas coutume, que distille les hauts parleurs derrière moi.
Quelque clients, blancs pour la plupart, rentrent de promenade avec à leur bras de jeunes beautés noires, qui, évitant de croiser les regards, rejoignent leur chambre, surement tombés sous le charme de leur calvitie-bedonisante naissante, épidémie affectant un grand nombre de bipèdes autour de quarantaine.
La touche glauque de la carte postale.
Quelque chiens, peu belliqueux, la peau sur les os et bien velus (eux), se prélassent à l'ombre des cocotiers et s'intègrent parfaitement au décors plutôt paisible.
La touche nonchalante du tableau.
11h00, la chaleur commence à imposer son couvercle et les places à l'ombre n'en sont que plus prisés, les chiens ne ce sont pas trompés.
Survient alors un jeune couple affublé d'un nouveau né, l'air marin n'est alors plus suffisant pour rafraichir les places au soleil, et le couple, en toute logique, se déplace pour profiter de l'ombre offerte par les seuls arbres du site.
Le patron du lieu, voulant sans doute préserver la tranquillité de ses clients, pas les velus, les autres, les prie alors gentiment de déguerpir sous l’œil pacifique des chiens incrédules et peu habitués à ce genre de traitements.

Je n'irais plus jamais au Machinmachin.
(sauf si je me lève chien).


mardi 13 novembre 2012

Art urbain

Chaque jour, la voie rapide, une espèce de rocade locale, se pâme d'une décoration d'un genre particulier, une nouvelle épave automobile.
Arrivée sur place par ses propres moyens, elle reste ensuite, due à la vitesse excessive, à son état de délabrement avancé ou au manque d'expérience de son chauffeur, là sur le toit, là dans un pylône ou encore encastrée dans le terre plein central.

L'esthétique de la chose étant discutable, le flot reste insensible à cette forme d'art primitif et spontané. Dans cette ville, ou comme en Amérique du nord, la voiture est reine, au détail près qu'ici rien n'est vraiment conçu en ce sens. Et les pilotes, plus puissants que de vulgaires bipèdes, de se sentir des biceps et des mollets inversement proportionnels à leurs connexions neuronales et à la taille de leur 4x4 (je ne ferais pas ici de psychanalyse à 2 francs, même CFA, en sous entendant un quelconque lien avec une virilité sexuelle, d'autant que des spécialistes peuvent me lire), investissent les voies, en double, triple et quadruple file, les trottoirs, bas cotés et contre sens jusqu'à que le tout soit complètement figé.
 Alors, pour mettre à la scène le bouquet final qu'elle mérite, s'organise un délicieux concerto en klaxon majeur parachevant ainsi le romantique tableau pré-post-pétrolier. Chacun espérant, surement, en agissant de la sorte que, tel Moïse, le flot de véhicule s’ouvrira, pour laisser libre cours à l'expression de leur puissance mécanique.
Dans un pays ou le terme "mon frère" se place facilement dans une discussion, l'esprit de famille tombe en déliquescence une fois assis derrière le volant.

La civilisation à trouvé sa limite.

Grumes au Cap Estérias, Gabon

La forêt et la mer

Habitation en "planches" traditionnelle.



samedi 3 novembre 2012

Libreville et banlieue

 
L'exploration continue, tous les jours de nouveaux codes, lieux, visages et atmosphères, plus mes carnets, jamais arrivé, le truc qui, le truc moins, ça ne s'arrête pas !
La vie quoi, mais en vitesse plus, avec peu de répits.
Le temps en accéléré, comme un bon film qui passe (forcément trop) vite, du mal à quitter son confortable fauteuil, puis à la fin du générique on sort de la salle obscure un peu mélancolique, la tête pleine d'images et de dialogues, se remémorant des passages, on aurait aimé que l'heure et demi dure plus longtemps. Pas envie de parler, rester là, digérer, et la vie nous rattrape, reprendre sa voiture, payer le parking, rentrer à l'appartement, chercher les clés ….que des choses futiles et inutiles.
La vie quoi, mais en vitesse normale, l'autre facette, tout dans le terrien, le cartésien !
Je déteste le quotidien !


Pirogue au repos, à l'ombre des Badamiers, quartier de la Sablière, Lbv, Gabon.



Rond point de la Démocratie, Lbv, Gabon.