Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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mercredi 25 novembre 2015

Les trois collègues, se conjugue (nt) aussi au féminin pluriel.

Fatigué des étroits qui assignent des cases à leurs concitoyens, fatigué des étroits tout court quelque soit leur étroitesse.
Quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils disent, quoi qu'ils pensent.
Le fait même qu'ils soient me fatigue.

Organiser un étroithon.
Récolter quelques deniers pour la recherche.

Étroits de tous pays, réjouissez vous, un vaccin est en cours d'élaboration”



Résidence "Maïcha" Libreville
Bien communiquer aussi sur les effets secondaires, l'angoisse de la page blanche, par exemple, et puis le taux de couverture ne sera pas de 100%, chez certains une nécrose de l’hémisphère droit est à redouter.

De plus, quelques profondes périodes dépressives sont aussi à craindre, ce n'est pas simple de découvrir que “l'autre” que l'on casifiait jusqu'alors de sous-merde se révèle d'une compétence et d'une ouverture himalayenne.

Ça pique les yeux non ?


Tout un pan cérébral jusqu'alors non irrigué se retrouve sous les flots d'un souffle nouveau.
.Des fourmis entre les oreilles.....
C'est normal, Madame, les effets s'estompent avec le temps de façon proportionnelle au casifiage systématique et organisé dont vous faisiez preuve jusqu'à présent.

Et sinon ? 

Quelques étroits radicaux ont essayé de mettre Paris dans une case, mais Paris est une fête !
N'en déplaise au déferlement de vomissures épandus sur les rézosocios, avec, heureusement bien que largement minoritaire, quelques éclairs lumineux plus que bienvenus.
 
Une bougie dans les ténèbres, rien n'est perdu. 






vendredi 6 novembre 2015

En novembre rentre le ventre

L'Ogooué devant l'hopital Schweitzer.



Quelques jours loin de la gluante capitale.
Parti dans les grands lacs, qui nourrissent l'Ogooué.
Quelques heures de pirogue au départ de Lambaréné, baigner dans le vert, entre le ciel et l'eau.
Des villages perdus et des gens au sourire vrai,
Seuls, 
les bruits du lac et plus de la forêt,
rythment ici le temps qui en devient onctueux.


Tsam-Tsam sur le lac Oguémoué



Comprendre un peu le lieux, loin du bling bling insignifiant, comme un archipel sur l'océan.
Ici l'eau est verte et tout autant hostile, vient peser sur nous des arbres gigantesques pour certains millénaires et nous rendent à notre place.



La cuisine du village






Surtout, ne pas oublier, des livres, des couleurs, du papier, de quoi laisser des traces et autres occupation énergétiquement autonomes.

Des yeux, des oreilles et si possible quelque chose entre les deux.


Rien n'est simple....

              .....et c'est là tout le charme !



Quelque-part sur le lac




Quelque part sur l'Ogooué


vendredi 16 octobre 2015

Chronique octobreuse

Les semaines passent en rafale, encore et toujours et ici comme ailleurs.

Et alors ? 

Le pouvoir de l'age. 


Un imperturbable quotidien, anesthésiant émotionnel et social peut être nécessaire, participe activement à niveler des relations humaines qui pourraient prendre un peu de relief.

Quoique parfois.....d'où le : "nécessaire" !

Une concession à la civilisation ?

indispensable.

Sinon ?

Encore d'incontournables coupures électriques donnent un rythme supplémentaire à la chose et une épice insupportablement tropicale.






What else pour cet octobre ?

Cela fait déjà quelques posts que je ne m’épand plus sur l'utilisation des véhicules motorisés sous ces latitudes, ou il serait pourtant possible d'en enduire des pages et des pages, en trois couches superposés tant le spectacle est permanent et de qualité internationale.

Pris dans le flot torrentiel, ma nature "soupe au lait" m'adrénaline bien plus que la pompe ne peut le supporter dans ces situations. 
Alors voila, trouver la parade, le truc infaillible, le remède absolu contre l'hypertension et la décérébralisation de l'homme devant la mécanique.

 
Elle reste sagement au port, bien amarrée à sa place de parking.

terminé.
basta.



Je me meus dorénavant (parce que je le veau bien) en marchant où en taxi. 
Ce dernier n'étant en rien moins dangereux, et au vu de l'état de certains véhicules la panique peut même effleurer l'esprit, avant que les faits ne touchent autre chose !

Mais le passage d'acteur à spectateur est malgré tout nerveusement reposant.

La aussi ce n'est qu'une question de contraste, la même situation, sous d'autres latitudes pourrait être d'une anxiété extrême et assurément justifié.

Un clair obscur sur le bitume.

Une avancée certaine pour la civilisation.

Le  confort d'une carriole, la business class dans une brouette !


Résidus d'été

jeudi 8 octobre 2015

Des mots, de la musique et des couleurs

Un joli livre, avec une histoire écrite avec des mots.
Tous choisis par Michel Deshays et lus par Frédéric Zeitoun. 
Une chanson avec de la musique et même des paroles.
Interprétés par Adèle Girard et tout ça sur un CD, que même il est fourni avec le livre.
Quelques taches de couleurs choisis et agencés par votre serviteur pour illustrer l'ensemble.
Et voila le travail, pour le premier tome !

Arthus arrive chez vous !

Salut, Shalom, Salam !
Le premier volume des histoires d'Arthus & Kourpoi sort en livre CD audio en novembre.
Réservez-le dès maintenant.

 




Un petit lien pour en savoir davantage : Arthus

vendredi 25 septembre 2015

Le quartier et les prouts-pouëts

Pas très loin de là  le quartier d'Alibendeng.
Un bras de mer, contournant la capitale, vient s'égarer dans de mangroviens méandres jusqu'aux portes nord de la citée. Il finira par s'échouer doucement au "débarcadère", le terminus du quartier d'Ambowé.



Nombreuses pirogues viennent y écouler leur stock, au gré des marées, en provenance des eaux poissonneuses du large de la Guinée (Equato) et alimentent moultes vendeuses, écailleuses, livreuses et grilleurs, du quartier et bien plus encore.



Une rue d'Ambowé, la mienne.

 
Situé dans une impasse, puisque s'achevant dans les palétuviers, faudrait voir à suivre un peu, il reste extrêmement animé et populaire. 
Du vendredi dix huit heures (à la tombée de la nuit) où commencent les festivités, les bars, maquis et autres estancots en tous genres ne désemplissent pas et distillent leurs sons sur-saturés dans de mauvais amplis sous-dimensionnés, maintenant une densité auditive intensément brouhahiène dans toute la deuxième partie de son artère principale. 
La scène est agrémenté et délicatement assaisonné d'une sorte d'espèce d'accumulation automobile, sonore et bariolé , en nombre surréaliste aux vues des apparentes capacités du quartier.
 


La vie. 

Comme dans beaucoup d'autres endroits en Afrique et ailleurs, assez éloignée des américasseptisées, lieux de résidences de nos (leurs) précieux grands hommes mais pas que, on connait tous des prout-prout-pouët-pouët qui se prennent pour. 

Peut être parmi les pires représentation de l'espèce humaine, mais que l'on ne croisera pas trop dans ces quartiers et c'est tant mieux ....
Je sais trop de quoi je parle car j'ai le privilège de côtoyer un exceptionnel exemplaire,  harceleur qui plus est, d'assez près et c'est tant pis....

Une créature hautaine et haineuse, qui ne mérite surement pas ces quelques lignes dans ces si prestigieuses pages, mais que l'on souhaiterais rapidement en voie d'extinction et qui,  malheureusement, (sé)vis encore par son nauséabond halo. 

Peut être faudrait il que je me sacrifie..... au nom de l'évolution..... donner un coup de pouce  à l'humanité ....

Des restes de cet été : le village d'Aubrac

samedi 5 septembre 2015

Final hexagonal

Le refuge des Rajas sur l'Aubrac


Après le pèlerinage dans la capitale, nous voila de retour dans le sud, quelque part dans l'en-dedans hexagonal, un road-croquis entre les [pré] historiques graffitis des berges de la Vézère et la finalement lassante météo des Alpilles. 



Dans l'entre deux, le parfois sibérien plateau de l'Aubrac et les austères Cévennes.





Sinon ?
What else ?

Le Paradou, main street




Encore des filles qui montrent leurs jambes...quoi qu'un peu moins autour de Nasbinals, où, lors de notre passage, nous avons été gratifiés d'un climat tout Reykjavien.... 




Avignon, sans les demoiselles




Presque 35°c dans le pif en quelques centaines de kilomètres et une poignée d'heures....forcément.... les jambes ..... on peut comprendre et enchainons sans trainer de la Britannique Dordogne à la Parisienne Provence. 



J'y suis retourné plus tard faire quelques images  sous une météo plus adapté à la peinture en plein air.


-Il n'y a plus de saisons ma pov'dam-




27 aout 16h53


Quelque part dans les Alpilles


Quelque part entre St Girons et Lourdes à approximativement 27000 pieds au dessus.
Vol AT791 







Apéro avec Fabrice


Le summer tour 2015 s'achèvera dans une brouette d'heures, après quelques mauvaises siestes et inconfortables plateaux repas, à l'aéroport international Léon M'Ba de Libreville.
On rempile encore une année, il me reste encore un fond de parfum d'aventure romanesque....


Après escales à Casablanca, d'abord, pour arpenter misérablement une fois de plus les allées du miteux terminal et profiter, là aussi, des inconfortables et surpeuplés banquettes en skaï véritable d'un rouge lie de vin, du meilleur gout !
Youpi !


La Colombière (réservé aux connaisseurs)




....Malabo ensuite, comme escale bonus, la capitale de la Guinée équato, pour les incultes où l'arrivée de nuit est assez pittoresque, puisque situé sur une ile, celle de Biako, dans le golfe de Guinée, au large du  Cameroun.








Enfin notre omnibus aérien repart après simultanément une heure d'arrêt et l'échange (sans rançon) d'une dizaine de passagers.

Terminus en capitale gabonaise.

 Bonne arrivée ohhhhh !





samedi 15 août 2015

Chronique parisienne

Seul, parmi tant d'autres, à l'intérieur d'une brasserie bien parisienne, à l'angle des rues des St Pères et de Sèvres. 

sur l'ile St Louis


Il existe dans le monde des quartiers et des situations bien plus difficiles.


C'est l'été, il fait beau, les filles montrent leurs jambes et la terrasse est pleine, assurément autant pour les montrer que se montrer.




Peut être une légère aversion au boboïsme parisien, qui  peuplent les lieux, m'empêche d’apprécier à plein régime le spectacle.

Notre Dâme

Ma bulle et moi ne sommes, malheureusement,  pas totalement étanche et certains fantômes parviennent encore à nous pénétrer malgré mes efforts, tandis que d'autres y restent ancrés depuis plus de vingt ans.

Sic itur ad astra, assurément !




Parc floral



Encerclés de fortunés touristes de tous horizons, des plus civilisés, aux plus  ....  bruyants, l'argent n'étant, ni indissociable, ni proportionnel au degré de civilisation de chacun (contrairement aux souhaits de certains tout n'est pas négociable).




Tous différents, mais tous recherchons la même chose, avoir la pupille dilatée sans origines artificielles (ou le moins possible).


Séjour ponctué par de belles rencontres et de jolis retrouvailles, de l'Eglantine au Café de Flore en passant par le Père-Lachaise et la fondation Louis Vuitton, chacun s'y retrouvera.


Pas facile tous les jours la vie, à Paris comme ailleurs !



Parc floral


Muséum d'histoire naturelle








Dans l'attente d'un RER + Belleville






samedi 8 août 2015

Chronique juilletiste

Juillet s'est déjà échappé, affairé dans ses apparats du tour de France et de la crise grecque, saupoudré de canicule et de chassé croisés.
Rien de bien nouveau !



Loubève-Casa / Casa-Toulouse

Quelques heures à l'escale, récupérer un peu les instants de mauvaise somnolence sur des bancs toujours trop durs et trop petits.



 



 Back at home.








































Peu de temps pour la littérature....
L’essentiel est dans les images.
....







vendredi 3 juillet 2015

The Béti's place

9H00 j'embarque de Michel marine pour une heure de pirogue, d'abord traverser l'estuaire puis un dédale de mangrove. Une fois "de l'autre côté", presque autemps [autant de temps] de piste en forêt, terminus sur la façade atlantique, quelque part entre Libreville et Port Gentil.



Le campement



Déjà, au bout de dix minutes, le son monotone des pourtant assez volumineux trois moteurs à l'arrière, se fait oublier en même temps que la ville s'éloigne, c'est aussi un peu pour ça, s'éloigner de la monotonie (!).






Le même de plus loin avec la plateforme (si, si!)

 
Saison sèche, il fait, réellement, presque frais malgré le magnifique ciel bleu. Preuve en est, le pilote de notre embarcation arbore, plutôt fièrement, une magnifique chapka !
Cqfd.








Le cimetière "champêtre"



Trois jours sans connections au bord de l'océan où quelques plateformes agrémentent la (monotone ?) ligne d'horizon seul signe extérieur de notre époque à des heures à la ronde.

 



Et sinon ?

 

Des savanes et la forêt, juste de quoi réviser ma palette de verts et d'ocres, et donner du sens au Gabon.
Un chevalet, du papier, quelques couleurs et, enfin, du temps à y consacrer.

Le grand luxe.


Une case sous les manguiers

Vues du trajet et de la savane








vendredi 26 juin 2015

Saison sèche




Fin de période sous l'équateur, comme souvent en juin, un gros coup de bourre ne me laisse que peu de loisirs plastiques mais j'ai quand même quelques images à proposer.


 



Les étudiants, comme presque partout en juin, tentent de restituer leurs acquis de l'année pendant que leurs enseignants entament, entre deux corrections, la valse des départs et de leurs épotnymes.


[épotnyme : contraction syllabonimique de pots et d'éponyme (!)] fallait il le préciser ?



Pendant ce temps, les ambassades bilanisent l'année écoulé, avant les estivaux congés, dans des discours que l'on peut qualifier de .....diplomatiques, 

devant une assemblée de ......Diplomates, 

- le monde est quand même bien fait-


 
Ces même diplomates venus, pour la plupart, se rassasier de spécialités en lien avec la contrée plus ou moins reculé de la dite ambassade. 

L'ensemble ressemblant à s'y méprendre à un vernissage où la plupart des convives consacrent l'essentiel de leur attention plus à la table des cocktails et petits fours qu'aux œuvres exposés, sauf qu'ici les œuvres ......
Bref, un bon gros moment de solitude.

Les belles limousines noires, des jolis costumes et les souliers fraichement cirés associés, le sourire et les talons de Madâme parachèvent le tableau.


Le monde des Ferrero rochers me fait assez peu rêver, mis à part le buffet et les talons  !

Heureusement une petite escapade de trois jours dans l'intérieur, humer encore une fois la forêt de en dedans, s'en imprégner un peu pour clôturer la saison et avant d'entamer le summer tour dans le pays des blancs.
 





vendredi 5 juin 2015

Retraite....

16 mai 2015 

Il pleut sur Libreville.
Pas d'une tropicale intensité,
pas d'une karchérisante qui lave,  dynamise le paysage,
pas non plus celle qui re-perspective le mouvement quotidien de la vie.
Plutôt une d'un dimanche d'automne où le gris du ciel étend son fade sur le monde,
jusqu'au pagne des mamans, d'habitude si vivant, semble aujourd'hui éteint.
On pourrait presque à en arriver à ressentir la dépression novembrale du pays des blancs.....
....un dimanche à la con....
Mais qui ne durera que le temps d'un dimanche, un dimanche de fin de saison des pluies !




24 mai 2015



L'offre des passerelles de mai nous porte ce coup ci jusqu'aux Monts de Cristals.
  

A quatre heures au nord de Bève, dont les deux tiers de pistes, hop, un autre Gabon.
 

Un parc naturel tout en abruptes collines et vallées encaissés.
Des torrents de montagnes, LA forêt et c'est tout.



Un décor pyrénéesque sous l'équateur, endroit propice à une retraite, 
spirituelle bien sur, pas administrative, vous l'aurez compris éclairés que vous êtes !

Certains coins du monde possèdent ce pouvoir scientifiquement incohérent, sans doute propre à chacun et surement lié à l'état émotionnel du moment mais pas que. Une part de la responsabilité se plonge aussi dans le package culturel hérité, enfoui sous des strates de futilités, aussi quotidiennes qu'ordinaires et qu'encombrantes. 
A moins que ce ne soit l'inverse.

 




Sans vouloir exhiber mes pourtant conséquentes connaissances géographiques, sans hiérarchiser tous les recoins du monde, voici ma liste, non exhaustive de mes lieux de retraite à moi. Provisoire donc incomplète et vice versa, j'accepte avec grand plaisir vos suggestions en commentaires.









Un lieux précis situé dans le parc des grands causses en Lozère, une sorte de cirque dont le nom m'échappe, a proximité de St pierre des Tripiers, réservé aux connaisseurs donc.
Pour rester dans les parages, le lac de Bonnecombe en particulier mais le plateau de l'Aubrac dans sa quasi totalité lorsque les parisiens sont redescendus dans leur hotel au fond de la vallée et que tu reste seul avec le grand ciel.
Le bout du fond de la vallée de la Clarée dans le zerocinq, au pied du mont Viso.
Le parc du Gros Morne sur l'ile de Terre Neuve et les iles de la Madeleine sur le Saint Laurent.
Le site de L'Abbaye de Killmore en Irlande et le phare de l'ile vierge en finistère aussi !
Le monastère de Montserrat en Catalogne (espagnole) et l'abbaye de Senanque proche de Gordes.
Voila de quoi déjà faire quelques temps....